Imposture N°3

samedi 22 avril 2006, par Professeur Eddy Nonante

Choser le chose.

Depuis des siècles, c’est bien connu, le monde entier nous copie, nous plagie, nous dépouille. Notre récente découverte démontre que le bowling tel que pratiqué partout sur le globe n’est que l’évolution grandiloquente d’un fait de société belge méconnu.

Maximo Perdula, bébé obèse et aveugle, naquit le 19 décembre 1831 dans le petit village de Graüfaï (actuel Gros-Fays). Benjamin de 10 frères, à sa naissance, il accusait déjà un poids de 7 kilos 800 grammes. Il va sans dire que sa mère succomba à l’accouchement dans d’atroces souffrances que l’on peut aisément imaginer. Toute sa courte vie, ses 10 frères le haïrent et l’accusèrent d’avoir tué leur mère. Très tôt, par esprit de vengeance, ils le surnommèrent « Bouboule » et le lui servirent à tout bout de champ. Exaspéré, à chaque fois qu’ils lui jetaient ce quolibet, Maximo s’écriait : « Qui ? », voulant savoir lequel de ses 10 frères venait de l’insulter. Alors un autre, puis un autre, prenait le relais jusqu’à ce que, n’en pouvant plus, Maximo se jette en courant vers les sources sonores avec l’espoir de broyer au passage un ou deux de ses frères. Mais le cœur de Maximo, étant donné son excès de graisses, était très fragile et ne supporta pas bien longtemps ce régime d’énervements et de courses effrénées que ses frères lui imposaient. Il mourut à l’âge de 20 ans d’un infarctus à force d’avoir tenté, une fois de plus, de renverser un de ses frères dans la cour de la ferme familiale.
Dans un premier temps, les frères furent soulagés et content du décès de Maximo. Ils avaient enfin vengé leur mère. Mais bien vite les liens du sang parlèrent en eux et ils regrettèrent sincèrement leurs gestes disgracieux envers leur petit frère. Pour commémorer sa mémoire, ils inventèrent un jeu composé de 10 figurines à leur effigie et d’une boule de bois qu’ils lançaient en tentant de les faire tomber. Ils appelaient ça : « Jouer à Bouboule et Qui ? ». Le jeu connu un certain succès dans le village au point de se répandre comme traînée de poudre dans les villages avoisinant, puis dans toute les Ardennes et ensuite, comme on le sait, de par le monde. L’appellation s’est d’abord muée en « Boule et Qui ? », puis « Boule et Quilles » pour devenir « Boules » tout cours et enfin, récupéré comme d’habitude par les Anglo-Saxons, « Bowling ».

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Maximo
Maximo portraituré un mois avant son décès.

Ce que l’on sait moins, c’est que ce jeu a donné naissance à deux autres dérivés. D’une part, Maximo étant petit (1 mètre 28 pour 142 kilos), le jeu s’est, selon certaines sensibilités locales, mué en lancé de nains encore pratiqué de nos jours par les canadiens, et en, le lien est moins évident, combat de sumos sur les sept îles du monde nippon. En effet, le sumo est également un individu de forte corpulence se jetant sur un autre afin d’essayer de le faire tomber. De plus, et les plus observateurs d’entre vous l’auront remarqué, l’appellation de sumo n’est qu’un dérivé asiatisant de Maximo.
Maximo, Ximo, Xumo, Sumo, il n’y a qu’un pas.

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Lancé de nains
Lancé de nain tel que pratiqué au Canada.

Dans le cadre de la revendication officielle de la paternité du jeu de Bowling, j’engage tout citoyen responsable et désireux de conserver son patrimoine, à pétitionner auprès de toutes les fédération de bowling du monde afin qu’il affichent en en-tête de leur règlement : « Le bowling est un jeu d’origine belge et doit le rester. »

Eddy Nonante,
Chargé de pouvoir à la rectification des erreurs et au rétablissement de la vérité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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