Les îles de Binche

mercredi 8 février 2006, par Professeur Rudy Van ZouZou, Professeur Rudy Glucorticoide

Labo12

Ma nouvelles mission se déroule sur les îles de Binche en vue d’observer la période tant attendue de l’accouplement qui se déroule au retour du printemps.

Stupeur et tremblement à la vue de ce bronze mon dieu !,
je me tourne vers ma collègue et lui dit : “Amélie, notons qu’ ils ont du se mettre à plusieurs pour couler un bronze de cette taille !”

La photo du bronze

Ensuite pour passer inaperçu je me mets à danser un peu à la manière d’une poule en saccadant mes mouvements et de temps à autre j’effectue des demi-tours sur moi-même.
Brusquement, le stratagème semble fonctionner ils ne s’aperçoivent pas de ma présence.

Le rite de l’accouplement se passe d’une manière toute simple, le mâle effectue une danse sur un rythme endiablé accompagné par des tambours.
A ce moment-là on peut remarquer qu’il sort de sa période d’hibernation par le gras qu’il a accumulé sur le devant mais plus étonnant encore dans le dos,
je ne m’explique pas ce phénomène.

Les femelles, on les appelle des gillettes sensor,
parce qu’elle sont sensibles aux vibrations émises par les sabots, ce qui leur provoque des sensations internes.
Attention, il n’y a que les plus sensores qui se font tirer, on les nomme “les gillettes extra sensor”.

Et oui la danse des gilles n’a pour but que d’exciter la libido des femmes.

Le Gille est équipé d’une ceinture que l’on nomme l’apertintaille avec grelots,
qu’il donne à la femelle en rut, ce geste signifie qu’elle va se faire tirer par le gille et aussi qu’elle a tiré le gros lot.

Suite de l’accouplement le gille brandit au ciel son panier pour signifier aux autres membres de sa tribu que ses bourses sont vides (grossièrement j’ai niqué et je vous ai niqué) c’est une forme de provocation .

Oui mais les oranges alors ?

Et bien le gille lance des oranges pour repousser d’autres prétendants non gille.
Il aurait pu lancer autre chose des côtes de spiring par exemple.
Et bien non la seule nourriture qu’il lui reste de son hibernation sont les oranges car il les déteste.

Après trois jour d’accouplement, le Gille, titubant de fatigue, fête l’événement dignement avec du hareng.

Conclusion :

Je ne m’explique toujours pas où passent tous ces gilles le reste de l’année.

Et comment font-ils pour être si nombreux, car il faut savoir que pour être gille il faut être né sur les îles de Binche,
mais comme il n’y plus de maternité comment font-ils ?

Je n’ai pas encore vu de camion d’importation de gilles sur nos routes.

Le mystère reste complet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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