La journée du Doyen

mardi 4 avril 2006, par Professeur Rudy Van ZouZou, Professeur Rudy Glucorticoide

Je rejoins Arlette pour une nouvelle mission : Libérer le doyen qui a été kidnappé par une tribut administrative.
Pour affronter la jungle administrative et passer inaperçu, Arlette épingle sur nos vêtements des feuilles de papier.

Glucorticoide : « Je ne comprends pas votre démarche. »
Arlette : « Nous allons nous faire passer pour des 100 papiers.
 »

Devant les portes de l’ascenseur ; Apparition d’un squatter, un Under-groom parait-il.
Il me regarde, et son index est à la recherche d’un bouton sur lequel appuyer. Sans doute pour m’en merder.
Il me dit : « Vous allez ? »,
je lui réponds gentiment « bien et vous ? »

Under groom : « Non, à quel étage allez vous ? »
Glucorticoide : « Ca ne vous regarde pas et de plus ne jouez pas avec les boutons de l’ascenseur ! »

Il se croit malin avec son Look Spirou à la con.
Dans le local tous les regards se posent sur nous.

Glucorticoide : « Notre déguisement n’est pas du tout au point Arlette ! »
Arlette : « Si ! Mais nous somme juste en dessous de leur dieu : Chronose. »
Glucorticoide : « Quoi ? Cette horloge à quartz est leur dieu ? »
Arlette : « Oui, ils attentent 16h ! »

Il faut savoir que l’employé administratif fait partie de la famille des marmottes, il hiberne de 8 à 16h !

Arlette : « Ce sont des grands croyants, ils croient n’importe quoi et on les appelle d’ailleurs les grands crus ! »
Arlette : « Mais cette histoire a été étouffée par des pots de vin ! »
« Regardez ! Là ! Au guichet 1, le doyen, allons vite faire la file ! »

Après 4H30 d’attente nous voilà enfin devant le doyen.

Glucorticoide : « Monsieur le doyen, nous sommes venus vous libérer. »
Le doyen : « Formulaire 46 bis !, papiers d’identité et permis de conduire avec extrait de naissance et la date de décès du coussin du frère de votre grand mère. »
Arlette : « N’insistons pas, on l’a saoulé avec des démarches administratives ! »
Arlette : « Replions-nous au point d’abreuvoir (machine à café), pour développer une stratégie. »
Arlette : « Attention professeur, un prédateur ! Un cadre supérieur ! »
Glucorticoide : « Merci Arlette, il était moins une ! »
Arlette : « Non, il était midi pile »
Glucorticoide : « Des fois tu est très conne Arlette ! Je me demande, d’ailleurs, si tu n’as pas de la famille dans l’administration ! »
Glucorticoide : « Je ne comprends pas pourquoi ils font passer les gens de guichets en guichets ? »
Arlette : « Pour la polénisation Professeur !, voyez-vous
les formulaires sont chargés en polène et quand une personne est baladée dans tout les guichets elle féconde les fonctionnaires ! »

Glucorticoide : « C’est con, pourquoi ne se lèvent-ils pas pour faire cela plus naturellement ? »
Arlette : « Ils sont trop fainéant pour cela. Et puis, ils pourraient se faire prendre par leur grand prédateur sexuel (le cadre supérieur), c’est pour cette raison qu’ils cacheter leurs attributs par l’article de loi sur le harcellement. »
Glucorticoide : « Arlette ! je viens d’avoir une idée : Pour sauver notre doyen, nous allons lui chanter « La Brabançonne ». Ce qui le ramènera à la raison et à son combat. »
Arlette : « Oui mais, il nous faut une diversion. »
Glucorticoide : « Pas de panique je fais le 007 et rameute toutes les forces de la faculté. »

Tout se met en place, le Professeur Rudy Van Trouvé, qui maîtrise à la perfection le dialecte administratif, les noie dans un charabia et fait scandale au sujet du formulaire A6584BZ-25 Bis contre la directive 52-26,85 Bis à propos de la migration des canards au pôle nord.
Dans le même temps, accompanié d’Arlette et du reporter Willy Tausant, nous chantons en coeur « La Brabançonne » en wallon.
Etrangement, Will Tausant ne chante pas en Wallon, mais en espagnol.
Je commence à comprendre pourquoi il préfère la sangria à la Jupil et la paëla aux moules frites.
Une réaction du doyen est imminente, il a un soubresaut.

Le doyen : « Mais qu’est ce que vous avez ? »
Glucorticoide : « Mais vous ne nous reconnaissez pas ? Mr le doyen ? »
Le doyen : « Je ne suis pas le doyen, vous me prenez pour mon frère. Et oui, le je suis son frère jumeau et puis, merde alors, laissez moi dormir ! » !

Message du Doyen au Professeur Glucorticoide :
C’est tout de même terrible que je ne puisse pas prendre une journée de congé sans que ce soit la catastrophe..
Aux autres membres de la Faculté :
J’espère que je peux compter sur vous pour ne pas dévoiler mon petit secret.

Glucorticoide : Je m’en fout ! Moi je sais que Willy Tausant est le petit fils de Fabiola


Comme tout le monde, j’ai été chercher mon permis à la commune.
A part que moi, j’ai du m’y reprendre à deux fois.
La première fois, sur mon permis, ce n’était pas mon nom, mais celui de mon petit frère.
La deuxième fois, c’était bien mon nom, mais pas ma date de naissance.
Je n’ai jamais été faire rectifier l’erreur, car ceci sera peut-être, un jour, un vestige de notre administration communale quand elle sera devenue mairie.

Legend Of the Administration

(comme Harley Davidson)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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